« J’ai déjà parrainé de nombreux nouveaux-venus ! »

Dirk Smedts s’occupe des finitions des transformateurs chez CG Power depuis près de trente ans : « Avant, il y avait un groupe ‘démontage’, un groupe ‘câblage’, etc. Depuis quelques années, chaque collaborateur de production fait de tout. C’est bien plus varié ! »



 

À quoi ressemble ta journée de travail ? 

« CG Power est une entreprise internationale de transformateurs. Dans notre département, les finitions, nous construisons des transformateurs et les préparons pour les tests électriques. Une fois le test réussi, nous les démontons à nouveau. Nous emballons toutes les pièces et préparons les transfos pour le transport. Il y a pas mal de pièces fragiles, c’est donc une sacrée tâche. En définitive, tout doit être monté chez le client. Nous travaillons entre autres pour Elia et Electrabel, mais aussi pour beaucoup d’entreprises sur le marché saoudien. Chaque transformateur est différent. Ils fonctionnent tous selon le même principe, mais leur capacité et leur complexité diffèrent. C’est pourquoi mes journées de travail ne se ressemblent pas. »

Que faut-il absolument savoir faire pour ce job ?

« Un diplôme A2 en électricité, mécanique ou électromécanique permet de comprendre rapidement nos produits sur le plan technique. Mais il est aussi nécessaire d’être motivé et de vouloir continuer à apprendre. Les nouveaux collaborateurs sont formés ici et acquièrent peu à peu plus de connaissances et d’indépendance. Ils se voient attribuer un parrain qui les guide. Il y déjà pas mal de mes filleuls ici, que j’ai un jour aidé à trouver leur voie (rires). Ceux qui débutent signent pour au moins 6 mois. Mais la plupart ne nous quittent plus… Regardez-moi : j’en suis à ma 29e année chez CG Power ! »

Mieux vaut ne pas avoir le vertige pour travailler ici, non ?

« C’est juste (rires). Un transformateur moyen fait 4 ou 5 mètres de haut, nous travaillons donc régulièrement dans des nacelles élévatrices. Il faut veiller à ne pas être nonchalant et à ne pas prendre de risques. Nous avons une politique claire à ce sujet. La sécurité prime. Nous suivons des formations et devons avoir une autorisation pour piloter une nacelle élévatrice. Nous portons des équipements de protection comme un harnais et, contrairement aux couvreurs, nous ne sommes jamais sur une hauteur sans garde-fou.”

Combien de temps les nouveaux-venus ont-ils pour se familiariser au travail ?

« La philosophie de l’entreprise, c’est d’avancer pas à pas. Il n’y a pas de délai fixe. Nous commençons de zéro et voyons avec quelle rapidité une personne apprend le boulot. Au début, le parrain est toujours là pour montrer ce qu’il faut faire et voir si ça marche. Dès qu’une personne acquiert un peu d’expérience et d’habileté, nous lui donnons plus de confiance et de liberté. Chacun est différent et peut évoluer à son rythme. Il y a régulièrement des évaluations, ce qui nous permet de rectifier le tir. Dans notre département, nous sommes 25 à travailler en 2 équipes. Il y a pas mal de vieux de la vieille qui ont de l’expérience, mais nous accueillons volontiers les jeunes. Ces jeunots de 25 ans font souffler un vent neuf et nous remplaceront un jour (rires). La collaboration se passe bien, c’est un chouette groupe avec beaucoup de caractères souples. Nous avons en tout cas de la patience avec les débutants ! »

Tu fais ce travail depuis presque 30 ans. Est-ce que ça reste passionnant ?

« Avant, il y avait un groupe ‘démontage’, un groupe ‘câblage’, etc. dans notre département. Depuis quelques années, chaque collaborateur de production fait de tout. C’est bien plus varié. Peu de temps après mon service militaire, j’ai travaillé à la chaîne dans une usine classique. Chaque jour à mon poste fixe, toujours la même routine. Ce n’était pas fait pour moi ! Ici, aucun transformateur ne se ressemble et je fais parfois 3 tâches différentes sur une journée. Je reste également toujours en mouvement. Je monte et je descends des échelles, je me mets à genoux, je suis debout dans la nacelle ou sur un pont roulant, je conduis un chariot élévateur, je fais du travail assis… La journée passe vite. »

Qu’y a-t-il d’inattendu dans ton travail ?

« Les nouvelles têtes sursautent quand même un peu en voyant la capacité et la taille de nos produits. Un transformateur moyen fait 4 à 5 mètres de haut, 3 à 5 mètres de large et 7 à 8 mètres de long. Un transformateur comme celui-là peut contenir 80 à 100.000 litres de liquide de refroidissement – l’équivalent d’une grande piscine remplie. Là, on voit le respect sur les visages : ‘je dois vraiment travailler là-dessus ?’. Mais dès qu’ils sont habitués, ça marche. »


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